Le blog d'André Naef

  • Aung San Su Kyi et l'Occident: l'histoire d'un malentendu

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    "Des généraux cruels, une icône à la pureté irréprochable, et un peuple innocent attendant le salut. Telle était l'image gravée dans le marbre de la Birmanie", constate l'historien Thant Myint-U dans un livre qui apporte un témoignage de première main sur l'actuel Myanmar (1).

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  • Mes prévisions pour 2019...douze mois plus tard !

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    Dans un dernier regard sur l'année écoulée, je reviens sur mes prédictions forcément hasardeuses, douze mois en arrière, certaines relativement justes, d'autres carrément à côté de la plaque.

    Le Brexit a tout de même eu lieu...

    … Avec dix mois de retard, certes, mais la victoire électorale éclatante de Boris Johnson a mis fin aux espoirs pas si déraisonnables de second référendum, dans la mesure où les suffrages additionnés des partis anti-Brexit avaient été majoritaires (53%). Mais leurs divergences de vues se sont avérées insurmontables face au front uni des Brexiters.

    S'ouvre maintenant une période de grande incertitude pour régler les rapports futurs entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Face aux 500 millions d'Européens qui absorbent la moitié de leurs exportations, les 60 millions de Britanniques ne partent pas en position de force. Pour surmonter cet handicap. le "merveilleux" accord commercial promis par Donald Trump tient plus du mirage que du miracle.

    Trump sera-t-il battu ?

    Bien que confronté à une Chambre des représentants redevenue démocrate et cerné par pas moins de 17 enquêtes judiciaires, le président américain a survécu à la plus menaçante, le rapport du procureur spécial Robert Muller. Mais, grisé par ce succès, il a eu ce désormais fameux coup de téléphone avec son homologue ukrainien dans lequel il conditionnait son aide militaire à une enquête sur son principal rival démocrate. L'abus de pouvoir était manifeste et la procédure d'impeachment inéluctable, quelles que soient ses chances minimes d'aboutir au Sénat. En dépit de preuves accablantes et des révélations de son ex-conseiller John Bolton, les godillots à la botte de Trump qui composent aujourd'hui le parti républicain l'acquitteront à coup sûr, alors même que 51% des Américains souhaitent sa destitution.

    Reste donc à savoir quelles seront les retombées de cette saga sur la campagne présidentielle qui s'ouvre officiellement lundi prochain dans l'Iowa.  Si - et c'est un grand SI - les démocrates se rallient rapidement autour d'un candidat modéré, prônant la réconciliation des Américains (Joe Biden ?), Trump pourrait être battu.

    Macron persiste et signe

    Ayant survécu, non sans y laisser quelques plumes, au mouvement nébuleux des Gilets jaunes, le président français n'a pas reculé devant l'épreuve de force en engageant la "mère de toutes les réformes" : les retraites. Est-ce la réforme de trop, comme le laisse entendre Françoise Fressoz dans Le Monde ? En tout cas, Macron ira jusqu'au bout de sa démarche, quelles qu'en soient les conséquences pour  la seconde moitié de son quinquennat, sur l'issue duquel il est encore prématuré de spéculer.

    L'Europe résiste au populisme

    Certains éditorialistes d'outre-Atlantique avaient prédit une vague populiste et xénophobe aux élections européennes du 25 mai, annonciatrice de la désintégration de l'UE. En fait, ce scrutin a été marqué par un regain d'intérêt des électeurs du Vieux Continent (plus de 50% de participation) et des résultats contrastés, la poussée des Verts, résolument europhiles, compensant le vote populiste europhobe.

    Une tendance largement confirmée par les diverses élections nationales de 2019. Les populistes se sont certes maintenus au pouvoir en Pologne et en Hongrie en dépit de la bonne résistance des grandes villes. Par contre, l'extrême-droite l'a perdu en Autriche au profit d'une coalition inédite conservateurs-Verts, la Ligue de Mateo Salvini a subit un coup d'arrêt en Italie, les centristes ont raflé la mise en Roumanie et une candidate europhile a été élue à la présidence de la Slovaquie.

    Le reflux de l'UDC confirmé

    On l'avait anticipé, mais pas au point d'envisager un véritable tsunami, les Verts de toutes tendances ont été les grands vainqueurs des élections fédérales du 20 octobre. Ils ont mordu sur l'électorat de tous les partis traditionnels: socialistes, PLR, PDC, mais surtout l'UDC qui a perdu dans l'aventure 12 sièges et plusieurs de ses ténors au Conseil national.

    L'avenir s'annonce d'ailleurs compliqué pour celui qui reste le premier parti de Suisse, en quête d'un nouveau président devant concilier sa ligne nationaliste et europhobe avec une pincée de féminisme et d'écologie. On lui accorde aussi peu de chances de renouveler le 17 mai, lors de la votation sur la libre-circulation, son coup d'éclat du 9 février 2014, face à la coalition de tous les autres partis, ainsi que les milieux de l'économie, qui ont apparemment tiré la leçon de leur débâcle d'il y a six ans.

    Genève continue de bouger...

    En dépit de quelques retards à  l'allumage, dus aux grèves françaises et aux difficultés de fonctionnement du premier réseau transfrontalier d'Europe, le Léman-Express a pris son envol, huit ans après un vote historique et sans dépassement insupportable de budget. En septembre, ce sera le tour de la Nouvelle Comédie et d'un Théâtre de Carouge lui aussi entièrement remis à neuf. Et dès les premiers beaux jours, les Genevois - rouspéteurs ou non -  pourront profiter de leur nouvelle plage, totalement opérationnelle.

    Pour les Grenats, tous les voyants sont au vert

    En février dernier, à la reprise de la saison de football, on restait prudent sur les chances de promotion du Servette, en dépit de ses sept points d'avance à la tête de la Challenge League. Mais nos craintes ont été vite balayées: les Grenats se sont extraits avec éclat de ce qui constitue le purgatoire du football suisse, pour accéder au paradis de la Super League où ils ont réalisé une première partie de saison plus qu'honorable.

    Du coup, d'aucuns se prennent à rêver d'Europe. Mais n'allons pas si vite: le maintien dans la première division demeure le seul objectif raisonnable. Ensuite, avec une Ligue à 12 clubs qui entraînera une stabilisation des forces avec un risque diminué de relégation, il sera bien temps d'envisager un 18e titre national.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Trump et l'Iran: la loi de la jungle

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    Bien sûr, le général Soleimani était loin d'être un saint. Il avait du sang plein les mains, en Syrie, en Irak, au Yémen et dans son propre pays. Mais quel que soit son passif, on peut légitiment contester la légalité, au regard du droit international, de l'assassinat d'un haut responsable d'un pays avec lequel on n'est pas officiellement en état de guerre.

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